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 L'amour sur le bord de la route

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A6077Z

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MessageSujet: L'amour sur le bord de la route   Ven 2 Avr - 23:37

Comme Val a souhaité me lire un peu plus souvent je vous poste ma fic originale (tout au moins ce que j'ai déjà écrit) avec les persos que vous avez découvert dans "grâce à Elya"
...............
Genre : romance
Rating : -16 (mais pas pour tout de suite)
Pairing : Steve/Jules
..........

Le vent qui soufflait le long de la route le faisait frissonner. Il s’engouffrait sous son blouson de toile qui n’était pas vraiment adapté à la saison.

Dans l’urgence il n’avait pris que ça et le sac à dos qu’il trimballait partout. Son sac, il y tenait comme à la prunelle de ses yeux, il y mettait tout ce qu’il voulais mettre hors de portée de sa mère et plus particulièrement un cahier à spirale, son journal.

Il l’avait commencé un jour où son mal-être était tel qu’il avait pensé en finir en sautant du grand pont.

Ce cahier était son seul confident, il n’avait pas d’amis et n’avait jamais cherché à en avoir. Les quelques lignes quotidiennes étaient sa drogue, sa dose pour oublier que sa mère ne l’avait jamais aimé, ses échecs scolaires, son mal de vivre. Il aurait l’appeler son cahier de souffrance s’il n’y avait pas eu un jour une parenthèse, une bulle de bonheur trop vite éclatée, David. David qui avait trouvé la mort deux mois après leur rencontre, écrasé par un chauffard. Et ce jour là l’eau glaciale du fleuve n’avait jamais aussi attrayante. Deux mois de bonheur en 18 ans d’existence dont le seul souvenir, hormis ceux qu’il conservait précieusement au plus profond de son cœur était ces photos prises dans un photomaton.

C’était à cause d’elles qu’il se retrouvait à marcher sur le bas-côté de la départementale.

Profitant de son passage dans la salle de bain elle avait fouillé dans son sac et avait trouvé la preuve de ce qu’elle soupçonnait depuis un moment. Quand il était revenu elle les lui avait jeté à la figure et les traits déformés par la haine elle avait ouvert la porte d’entrée. Aucune parole n’avait été échangée mais il avait compris, avait ramassé les photos, pris un blouson au hasard, son sac et était parti sans se retourner. Un seul espoir lui donnait la force de mettre un pied devant l’autre, celle de retrouver son père qui ignorait son existence. Il avait appris son nom un soir où elle avait levé le coude un peu plus qu’à l’ordinaire.
…………….

Steve fredonnait un tube des années 80 qu’il avait en tête depuis qu’il avait fermé sa boutique. Chanter et conduire était presque devenu indissociable au grand damne de ses amis qui avaient « la chance » de monter dans sa voiture.

Le jour baissait, il alluma ses feux et c’est là qu’il l’aperçut, de l’autre côté de la route marchant en direction de la ville qu’il venait de quitter. Steve était connu dans son village pour son habitude à recueillir les chats et les chiens errants, il les remettait sur pattes et les plaçait ensuite dans des foyers où ils coulaient des jours paisibles. Cette fois ci et même si celui qui avait besoin d’aide avait deux jambes et non quatre pattes il resterai fidèle à sa réputation.

Il roula encore deux ou trois kilomètres avant de trouver un chemin où il put faire demi-tour sans danger.

Il dépassa la silhouette avant de s’arrêter quelques mètres plus loin, le temps de baisser la vitre passager et il arriva à sa hauteur.

« je peux te déposer quelque part ? »

Le marcheur s’arrêta, hocha la tête négativement puis repris se remis en mouvement. Une bourrasque de vent lui fit replier les bras sur son torse, espérant une protection qui s’avéra inutile. Il avait froid, il avait mal aux pieds et la fatigue pesait de plus en plus lourd sur ses épaules. Il fit marche arrière et ouvrit la portière de la voiture.

« je te dépose où ?» redemanda Steve après que son passager ait remonté la vitre et attaché sa ceinture.

« A la gare. »

“Je m’appelle Steve” fit celui-ci en tendant la main. « et toi ? »

La main qui exerça une pression sur la sienne était gelée.

« Jules ».

Devant le froncement de sourcil de Steve à l’annonce de son prénom désuet il crut bon de préciser.

« oui comme Maigret, ma mère adorait les livres policiers, j’ai eu de la chance au départ elle voulait m’appeler Hercule. »

« je te comprends, moi heureusement que mon père a posé son veto sinon j’étais bon pour Marlon. »

Jules esquissa un petit sourire et alors que Steve redémarrait, il plaça ses mains devant les volets d’aération, les réchauffant au contact de l’air chaud qui en sortait.
………
Le silence régnait dans le véhicule, Jules bercé par le ronronnement du moteur s’était endormi rapidement.

Steve l’observait parfois à la dérobée, il avait tout du lycéen en fugue et il se demandait ce qui avait pu se passer pour qu’il en arrive à cette extrémité. Les lumières de la zone commerciale étaient en vue quand pris d’un impulsion il profita du rond-point situé à l’entrée de la ville pour faire demi-tour.

.

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Loni
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Sam 3 Avr - 10:09

Oh chouette ! Une nouvelle multi ! bong bong

Je suis ravie de retrouver ces deux-là. D'en apprendre plus sur eux et sur les circonstances de leur rencontre.
Apparemment le pauvre Jules n'a pas été gâté du point de vue géniteur ...
J'espère que Steve va vite le remettre sur pieds mais qu'il va le garder pour lui Wink

Vivement la suite ! drunken
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lou
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Sam 3 Avr - 12:54

Trés beau début, j'ai craint un petit peu la démarche de steeve. Il n'est pas du genre à lever un petit paumé pour assouvir ses envies. Ce piège évité, ce début est trés prometteur. J'ai hâte de voir la réaction de jules à son réveil.
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Sam 3 Avr - 19:07

Merci Lou et Loni Comme la suite est déjà écrite voici de la lecture.
...............
Les détecteurs de mouvement s’activèrent quand Steve gara sa voiture devant le porche et la lumière inonda la cour.

Il coupa le contact et un aboiement se fit entendre qui réveilla Jules. Il cligna des yeux puis se redressa brusquement en se rendant compte qu’il n’était pas arrivé à la destination prévue.

Instinctivement il se colla contre la portière la main sur la poignée, prêt à descendre, oubliant la ceinture qui le retenait. Il s’en voulu d’avoir accepter la proposition d’un inconnu, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Il ne croyait pas en Dieu mais il fit mentalement une prière en espérant que son instinct ne l’avait pas trompé. Il n’avait pas peur de la mort, l’ayant espéré de nombreuses fois mais finir dans les mains d’un pervers ou d’un psychopathe n’était pas dans ses intentions. Il tourna la tête vers Steve qui n’avait bougé et qui le regardait en souriant.

Celui-ci conscient de ce qui le tourmentait, leva les mains en signe d’apaisement.

« Calmes-toi, je ne vais pas te manger. Je me suis dis que tu ne serais pas contre un repas chaud et un lit confortable. Tu as l’air épuisé. Je te conduirait à la gare demain promis »

Il descendit du véhicule, alla ouvrir la porte et. quelques secondes plus tard la maison fut éclairée de l’intérieur.

Un deuxième aboiement résonna dans la nuit et Jules vit Steve ressortir pour se diriger vers un bâtiment au fond de la cour. Il attendit qu’il pénètre à l’intérieur pour sortir de la voiture.

Sur le seuil il hésita, serrant son sac à dos contre lui, mais il avait froid et la chaleur qui se dégageait du poële au fond de la pièce était trop tentante.

Le décor rustique de celle-ci était bien loin de celui fait de bric et de broc de l’appartement situé dans une barre HLM qu’il avait partagé avec sa mère.

L’image du visage haineux qu’elle avait eu quand elle l’avait jeté dehors lui vint à l’esprit. Ses doigts se crispèrent sur la toile du sac.

Il n’entendit pas Steve qui rentrait.

Celui-ci pris le temps de l’observer avant de signaler sa présence. Jules était aussi grand que lui, un peu trop mince pour sa stature. Les cheveux châtains lui arrivaient aux épaules. Les vêtements étaient bon marché, les tennis usées.

Il remarqua les épaules voûtées comme s’il portait le malheur du monde sur son dos.

Steve referma la porte et quand Jules lui fit face il put voir dans ses yeux verts que malgré son jeune âge il avait beaucoup souffert. Il y vit aussi une lueur qui le fit comparer à un chat haret*, et il eut envie de l’apprivoiser. (* un chat haret est un chat domestique revenu à l’état sauvage.)

Steve prépara le repas pendant que Jules regardait la télé assis sur le canapé.

Le film était insipide et il n’y jetait qu’un œil distrait. Par la porte de la cuisine ouverte il pouvait voir son hôte qui s’affairait devant la cuisinière.

Ils prirent leur repas assis l’un en face de l’autre, se regardant à la dérobée. Peu de mots furent échangés malgré les questions qui brûlaient les lèvres de Steve. Il sentait que Jules n’était pas près aux confidences, et il ne voulait pas le brusquer. De toute façon il partait le lendemain et il y avait peu de chance pour qu’il rencontre sa route à nouveau.

La dernière bouchée de son dessert avalée Jules ne put retenir un bâillement. Steve lui montra sa chambre puis après avoir remis de l’ordre dans la cuisine, il alla se coucher à son tour.
………….

Comme tout les matins Steve se leva à 6h. Après un passage dans la salle de bains il retourna dans sa chambre pour s’habiller. La porte de la chambre d’ami était entrouverte, sans bruit il poussa le battant. Jules était recroquevillé en position fœtale et il avait remonté le drap au maximum.

Il tira la porte sans la refermer, elle grinçait un peu et il eut peur de réveiller le dormeur.

Il se rendit dans la cuisine et pendant que le café coulait il sortit tout ce qui était nécessaire aux repas de ses pensionnaires.

Le simple bruit des croquettes dans le paquet fit surgir de nulle part une chatte noire. Elle sauta sur l’évier et d’une pression sur le bras de son maître l’incita à la caresser.

Celui-ci s’exécuta de bon cœur en riant, puis il remplit sa gamelle et changea l’eau de l’écuelle.

Et pendant que le félin se jetait sur son repas il prépara la pâtée pour la chienne qu’il avait recueilli et qui venait d’avoir une portée de sept chiots.

Il prit le temps de boire son café avant se préparer à sortir dans l’air frais du matin puis un récipient à la main il prit le chemin de la remise.
………..

C’est la sensation d’un poids sur la poitrine qui réveilla Jules. Il ouvrit les yeux et rencontra le regard de la chatte qui le regardait avec curiosité.

Il n’avait jamais eu d’animal, sa mère trouva ça sale et répugnant. Une fois, il devait avoir 7 ans, il avait osé bravé l’interdiction en ramenant un chaton trouvé alors qu’il revenait de l’école. Il l’avait nourri d’un peu de lait et l’avait caché dans sa chambre. Le lendemain à son retour il avait trouvé le corps froid de l’animal sur son lit. Sa mère l’avait regardé avec ce sourire mauvais qu’elle affectionnait quand elle voulait le punir. Il avait compris qu’elle avait tué le seul être qui lui avait témoigné un peu d’affection. Le visage baigné de larmes il avait été obligé de le jeter dans une poubelle.

Il chassa le souvenir puis il passa la main dans la fourrure épaisse. Un ronronnement de satisfaction le récompensa. Alors que la chatte s’installait confortablement sur son torse, il referma les yeux et se rendormit.

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Val



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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Sam 3 Avr - 19:51

C'est à se demander pourquoi certains humains font des enfants. Pour les alloc, sans doute haaan
Le pauvre Jules, il en a bien bavé! Mais bon, Steve est là, tout va bien, maintenant Cool
Le début, il est sublime. Avec Rise de Aaron en fond sonore, waou, je voyais les images défiler sous mes yeux comme un film ko
J'aime beaucoup beaucoup ton style, ma Jo, j'suis vraiment ravie de te lire à loisir sur ce forum! flower power coeur A bientôt pour la suite! bravo

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lou
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Sam 3 Avr - 20:22

j'adore cette suite, et steeve encore plus. Il sait qu'il avance en terrain miné et prend les précautions qui s'imposent.
Les doutes de jules sont aussi trés bien rendus. Pour lui, rien n'est gratuit et l'attitude de cet homme a de quoi le déstabiliser sans compter l'enfer que lui a fait endurer cette femme indigne d'être mère.

le petit plus va pour tous les personnages quadrupèdes: chien et chat. Je les trouve un peu trop gentil ou peu farouche avec l'inconnu qui envahit leur territoire. Mais ils sont trop mignons....et puis une séance de ronron sur le lit c'est sacré.


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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Sam 3 Avr - 23:57

Merci à toutes les deux. Eh oui le pauvre Jules en a bavé, il y a des gens comme ça sur qui le destin s'acharne. J'ai fait une mère indigne parce que je trouve que l'on donne souvent ce rôle au père. Dans la suite vous comprendrez pourquoi elle l'a gardé au lieu de se faire avorter alors qu'elle ne voulait pas d'enfant.

En ce qui concerne la familiarité de la chatte qui vient faire un gros câlinou à Jules j'en ai eu une qui montrait une certaine affection avec des étrangers alors qu'elle fuyait parfois des habitués, je n'ai jamais compris quels étaient ces critères de sélection

La suite avance tout doucement mais sûrement comme dirait l'autre

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lou
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Dim 4 Avr - 0:12

Mon chat est du genre à fuir les étrangers, pas ronron ni calinou pour deux sous. En revanche c'est un sacré miauleur... et celui qui est mort y'a pas longtemps, il était lui trés ronron et trés scotch, ça me manque.

enfin bref, les animaux sont comme les humains (ou l'inverse), ils ont tous leur caractère
ils sont aussi sensible aux odeurs, y'a des gens qu'ils ne peuvent pas sentir ou aiment sentir. (ça vaut aussi pour les deux )

Jules: serait-il le fruit d'un viol pour que sa mère le haïsse à ce point ?

je verrai bien avec la suite.
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Loni
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Dim 4 Avr - 16:25

Steve est le bon samaritain dans toute sa splendeur. Il est doux, sage, bon avec les animaux et son prochain.
Comme le dit Lou, il agit très bien, sachant que sa proposition peut être prise pour quelque chose d'inconvenant.
Le pauvre Jules me fait beaucoup de peine. Finalement, le mettre à la porte est peut-être la meilleure chose que sa mère ait faite pour lui.

Bravo
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 6 Avr - 22:50

En attendant de vous poster la suite qui est en cours d’écriture je vous propose de faire mieux connaissance avec mes personnages.


STEVE

Age : 26 ans
Taille : 1.89
Yeux : bleus
Cheveux : noirs (coupés courts)
Carrure : athlétique, a fait beaucoup de sport notamment du rugby
Couleur préférée : le vert
Surnom : Mc Queen, donné par Max en référence à son prénom.
Caractère : d’un tempérament calme, sa gentillesse et sa générosité sont appréciées de tous.
--------------
Steve vient d’un milieu aisé mais préfère la simplicité à son monde qu’il juge trop artificiel.

Il a peu de contact avec ses parents qui ont du mal a admettre son homosexualité, ils ne l’ont pas rejeté mais espèrent toujours le voir épouser une fille de bonne famille.

Il était très proche de sa « memanou » sa grand-mère paternelle qui s’occupait de lui après l’école. C’est à elle qu’il faisait ses confidences et contrairement à son fils elle avait bien accepté sa « différence ». elle est décédée l’année de ses 22 ans en lui laissant sa maison et une somme d’argent conséquente grâce à laquelle il a pu reprendre un magasin consacré aux mangas.

Il vit dans la maison de sa grand-mère et il consacre une partie de son temps libre aux animaux perdus ou abandonnés qu’il recueille et leur trouve une famille d’adoption.

Steve a été un élève brillant pendant toute sa scolarité, il a arrêté ses études après avoir obtenu une licence en littérature.

Il a comme amis Maximilien dit Max qu’il connaît depuis le collège, celui-ci est son principal confident ainsi que Mathieu et Charles et ce depuis la fac. Il y a peu une fille, Clémentine, petite amie en date de Charles, a rejoint le groupe.

Steve a eu quelques aventures sans importance après avoir rompu avec son premier amour, Damien, relation qui a duré près de deux ans avant qu’il ne découvre que celui-ci le trompait.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
JULES

Age : 18 ans
Taille : 1.80
Yeux : verts
Cheveux : châtains (mi-longs)
Carrure : mince
Couleur préférée : le noir
Caractère : tourmenté, sauvage, secret.
------------
Jules vient d’un milieu modeste, il a vécu avec sa mère dans une petite maison en périphérie de la ville avant d'emménager dans une cité.

Il ne connaît pas son père que sa mère a quitté alors qu’elle était enceinte, elle avait 17 ans. Celui-ci ignore son existence, lui-même n’a appris son identité que depuis peu et il n’aspire qu’à le retrouver pour fuir l’enfer que lui fait vivre sa mère.

Sa mère ne voulant pas d’un bébé qui contrariait ses projets d’avenir (elle voulait devenir mannequin), elle avait voulu avorté Ses parents, heureux d’avoir un petit-fils l’en avaient dissuadé et ils avaient pris la décision de l’élever, malheureusement ils sont décédés dans un accident ferroviaire alors qu’ils venaient le chercher.

Jules a subi de la maltraitance psychologique de la part de sa génitrice qui le rend responsable de son existence gâchée.

Malgré une grande intelligence sa scolarité a été moyenne, il quitte le lycée à 17 ans ne supportant plus les moqueries et les railleries des autres élèves. Il tient un journal depuis l’âge de 18 ans depuis la mort de son petit ami.

Comme il est habile de ses mains il effectue des petits travaux pour le voisinage ce qui lui permet de se constituer un petit pécule en prévision de son départ. Il envisage de quitter le domicile quand celui-ci sera assez conséquent pour qu’il puisse retrouver son père.

Il partira plus tôt que prévu quand sa mère le chassera après avoir découvert des photos de lui avec un autre garçon, David.

David a été le premier et le seul amour de Jules, leur relation a duré deux mois avant qu’il ne se fasse écraser par un chauffard, sous ses yeux, alors qu’il traversait la route pour le rejoindre.

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Dernière édition par A6077Z le Mar 6 Avr - 23:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 6 Avr - 23:18

Oh c'est chouette ça !
Merci pour ces petites biographies. Maintenant je les visualise très bien

Vivement la suite
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lou
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mer 7 Avr - 0:45

je t'avais dit que j'aimais Steve, je l'aime encore plus à me l'imaginer dans sa boutique de manga.

Pour Jules, tu réponds indirectement à ma question, ce n'est enfant d'un viol, mais un enfant non désiré, né sous une mauvaise étoile.
J'espère qu'il retrouvera son père et qu'ensemble ils formeront la famille qu'il a toujours révé d'avoir, avec steve en prime.
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 27 Avr - 12:15

A y est j'ai enfin fini cette partie ,j'ai cru que je n'y arriverai jamais avec tout le taf que j'ai à faire

.....................



La pluie avait cessé et un rayon de soleil tentait de percer les nuages. Maximilien marchait d’un pas alerte s’amusant parfois à sauter par dessus les flaques d’eau comme un gamin. Il se moquait des regards réprobateurs des personnes qu’il croisait et qu’il éclaboussait parfois accidentellement sur son passage. Il quitta la rue principale pour s’engouffrer dans une petite rue adjacente où se situait le magasin de son ami. Il salua d’un signe de la main Pedro le serveur du café qui faisait l’angle et n’eut plus quelques pas à faire pour se retrouver devant la vitrine. Celle-ci était encombrée de figurines et objets en tout genres à la gloire des principaux personnages de manga. Comme Steve il en était fan et il dépensait parfois une petite fortune pour acquérir la pièce rare.

A première vue c’était désert, rien d’étonnant en ce jeudi matin de novembre, l’affluence ne viendrait qu’en fin d’après-midi quand les adolescents du lycée voisin viendraient faire un tour avant de retourner chez eux.

A travers la porte vitrée il aperçu Steve assis derrière son comptoir.

Celui-ci jouait distraitement avec un stylo ne délaissant son occupation que quelques secondes pour regarder l’horloge accrochée au mur. Hormis un ado qui avait séché les cours et à qui il avait fait gentiment la morale et une personne venue chercher de la monnaie pour le parcmètre il n’avait pas vu grand monde.

Les yeux dans le vague et l’esprit ailleurs il ne releva pas la tête quand tinta la clochette placée au dessus de la porte du magasin .

Le visiteur referma doucement la porte en prenant bien soin d’immobiliser le battant de la clochette puis s’approcha doucement du propriétaire des lieux.

Steve sursauta quand deux mains puissantes s’abattirent avec force sur la plaque de métal qui recouvrait le comptoir.

« eh mais ça va pas, t’es malade ! » dit-il en reconnaissant, Max, son meilleur ami « pour un peu je faisais une crise cardiaque. »

Max ricana, fier de son coup d’éclat.

« T’étais tellement mignon perdu au pays imaginaire, j’ai pas pu résister »

« idiot »

Steve s’approcha de son ami et après lui avoir donné un coup de poing plus amical qu’autre chose il le serra contre lui.

« mais qu’est-ce qui t’arrive Mac Queen ? »

Ne sachant pas comment réagir face à cet élan de tendresse inhabituel de la part de son meilleur ami il laissa ses bras s’enrouler autour de sa taille.

« je veux bien te servir de doudou mais faudrait que tu penses sérieusement à te trouver un mec sinon on va finir par faire jaser ».

Il devina le sourire qui se dessinait sur les lèvres de Steve tandis que celui-ci se détachait de lui.

« merci »

« mais de rien, je savais bien que tu craquais sur mon corps de rêve ! Sans rire tu va me faire un bon café et tu vas tout me raconter. »

« il n’y a rien à raconter, juste un petit coup de mou mais maintenant que tu es là ça va mieux, et puis d’abord qu’est-ce que fais là ? Tu ne travailles pas aujourd’hui ? »

« c’est l’avantage de travailler dans l’entreprise familiale, j’ai droit à un traitement de faveur » répondit Max en en faisant mine d’étirer des bretelles imaginaires avec ses pouces.

Il parada un instant dans le magasin en bombant le torse faisant rire Steve qui oublia pour un instant celui qui occupait ses pensées.

Contrairement à Steve, Max n’avait pas été passionné par les études. Il avait préféré passer les examens professionnels pour travailler dans le garage où son père et son oncle étaient associés.

« pour tout te dire je dois aller chercher la voiture de Charles pour la révision, comme tu le sais il est parti une semaine dans le Vercors avec Clémentine dans sa famille. Ca devient sérieux leur histoire. »

« que veux- tu il est amoureux et raide dingue d’elle et puis elle est sympa non ? »

« Mouais » fit Max, moins convaincu du bonheur tout neuf de son ami, pourtant il aimait bien la petite rouquine mais elle accaparait un peu trop et le cercle d’amis qu’ils formaient avec le dernier larron, Mathieu ne se réunissait plus aussi souvent qu’auparavant.

Lui il accumulait les conquêtes au point d’en oublier parfois leur prénom. Ce qui lui avait valu quelques mésaventures accompagnées au choix d’une gifle ou de pleurs de la personne concernée. Mathieu et lui étaient les Dom Juan du groupe.

« tu as bien le temps de prendre un café ? » Et sans attendre la réponse, d’un signe de la tête Steve fit signe à son meilleur ami de le suivre dans la minuscule pièce de l’arrière-boutique

Une tasse de café à la main, celui-ci, assis en face de lui l’observait en silence.

Il savait que Max n’était pas dupe, il le connaissait trop bien. Mais bien que Max soit son confident, celui a qui il confiait ses joies et ses peines il voulait garder cette rencontre pour lui seul. Il avait l’impression que s’il l’a partageait son souvenir ne serait plus le même.

Et puis comment lui expliquer qu’après avoir déposé le jeune homme devant la gare, il avait suivi sa silhouette dans le rétroviseur . Qu’après avoir tourné au carrefour il s’était garé et avait attendu le premier départ d’un train sans savoir si c’était le sien et avait résister à la tentation d’aller le rechercher sur le quai.

Oui comment lui dire qu’en l’espace d’une soirée et d’un petit déjeuner partagé sa vie avait été bouleversée par ce gamin de 18 ans et que le regard aux yeux verts le hanterait encore longtemps.

A suivre

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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 27 Avr - 12:51

Zut, Jules il est parti...et steve qui déprime parce qu'il a eu The coup de foudre.

peut-être qu'il n'a pas bein vu et que Jules n'a pris aucun train.

super suite
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Val



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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 27 Avr - 13:09

Ils vont se revoir, je le vois dans ma boule de crystal fish mister red
C'est très sympa, on se balade jusque dans la boutique, puis à l'arrière, on boit un café, et on écoute cette histoire toute simple, celle d'un homme qui en aime un autre, et qui vont se retrouver, sans aucun doute possible drunken
A bientôt pour la suite! bravo bong bong coeur

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Loni
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 27 Avr - 14:55

Je me desepérais de cette suite.
Je suis ravie. J'aime beaucoup l'univers de McQueen, Max le rigolo et notre pauvre Steve encore tout troublé par le pauvre oisillon qu'il a recueilli.

Vivement que leurs chemins se rencontrent à nouveau
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 27 Avr - 19:34

merci les filles

Loni je suis désolée de t'avoir fait attendre mais je n'avais pas beaucoup de temps pour moi et quand c'était possible je n'avais pas le courage d'écrire.

Et oui Lou Jules est bien parti, et puisque Val l'a vu dans sa bouboule magique ils vont se revoir mais dans quelles circonstances et quand ? Pour ça j'ai ma petite idée mais je ne dirais rien.

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lou
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 27 Avr - 20:57

A6077Z a écrit:


Et oui Lou Jules est bien parti, et puisque Val l'a vu dans sa bouboule magique ils vont se revoir mais dans quelles circonstances et quand ? Pour ça j'ai ma petite idée mais je ne dirais rien.

mince t'en as trop dit et pas assez à la fois.

ma bouboule de cristal est en grève
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Lun 17 Mai - 17:37

Là aussi j'aimerais la suite. Tu ne nous oublies pas, hein Jo ?
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Lun 17 Mai - 18:33

Je me suis fixée une date butoir qui est .....demain il faut vraiment que je m'y mette si je veux tenir mes engagements.

en attendant j'ai posté des fics sur les bleus.

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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Lun 17 Mai - 18:36

Mince ! je les ai loupés, je vais réparer ça !

Tu pourrais aussi remplir le topic sur tes fics en cours dans la partie comptoir, je trouve ça hyper pratique pour suivre l'actu de mes auteuses préférées

(vivement demain)
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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Mar 18 Mai - 20:07

Malgré la pluie qui tombait à verses Jules attendit que le véhicule de Steve est disparu de sa vue pour entrer dans la gare. Il voulait graver cet instant comme tout les moments qu’il avait passé avec lui. Il ne savait pas s’il le reverrait un jour et il ne voulait perdre aucun souvenir de ce garçon qui lui avait tendu la main.

Il avait apprécié sa discrétion, il s’était attendu à un flot de questions le concernant mais rien de tout cela. Il s’était seulement senti observé mais la sensation avait été loin d’être désagréable.

Steve était venu le réveiller chassant par la même occasion le félin qui l’avait visiblement adopté. Il l’avait juste informé qu’il le déposerai à la gare comme il était prévu avant d’aller travailler.

Le temps de prendre une douche et de faire honneur au copieux petit déjeuner que son hôte lui avait préparé et ils étaient partis.

Comme la veille le trajet s’était fait en silence, regardant la route. Ils n’avaient échangé qu’une poignée demain et bonne change et un merci et ils s’étaient séparés. Il avait eu le cœur serré en se retrouvant seul sur le trottoir, il avait eu l’impression d’être passé à côté de quelque chose.



Ses cheveux étaient mouillés et les gouttes d’eau froides glissaient dans son cou, Il jeta un coup d’œil sur le panneau d’affichage, son train ne partait que dans une heure. avant de pousser la porte des toilettes. L’odeur âcre de l’urine lui piqua la gorge, il se sécha sommairement avec une serviette en papier et glissa ses doigts dans les mèches humides. Steve avait insisté pour lui donner un blouson fourré dont il n’avait plus l’usage et le miroir piqueté de rouille au dessus du lavabo lui renvoyait l’image d’un ado banal, peut-être un peu trop mince pour sa taille. En s’approchant il vit que l’éclat de ses yeux était plus brillant qu’à l’ordinaire et il fit une prière muette afin de ne pas tomber malade. Ses économies ne seraient pas éternelles et il préférait ne pas à avoir de dépenses superflues.

Il était seul mais il préféra entrer dans une cabine dont il verrouilla la porte avant de sortir de son sac une enveloppe. Il en retira la somme qu’il jugeait nécessaire pour l’achat de son ticket et de quoi grignoter dans la journée.



Ce n’était pas la première fois qu’il prenait le train mais c’était son premier long voyage. Malgré l’impatience des personnes qui se trouvaient derrière lui dans la file d’attente la guichetière pris le temps de bien lui expliquer qu’il allait arriver à Paris Gare du Nord et qu’il devrait prendre celui qui l’amènerait à destination à la gare d’Austerlitz. En attendant l’heure du départ il alla s’asseoir sur un banc sous l’œil légèrement inquiet d’une petite grand-mère toute menue qui instinctivement serra son à main un peu plus fort sur sa poitrine. Il aurait voulu lui sourire pour la rassurer mais il en fut incapable, son dernier sourire avait été pour David avant que celui ne trouve la mort en cherchant à le rejoindre. Une larme coula sur sa joue sans qu’il ne fasse un geste pour l’essuyer. Le jour de l’enterrement il aurait voulu crier sa douleur, son amour à jamais perdu au monde entier mais il était resté muet, impassible tel une statue alors que tout son corps n’était que souffrance. Il avait gardé le secret de leur liaison jusqu’au bout, jusqu’à ce que sa mère ne découvre les photos et le chasse.

L’air lui sembla soudainement irrespirable, il se leva d’un bond et se retenant de courir il sorti sur le quai.

La pluie avait cessé mais le vent glacial continuait de souffler. Il releva le col de son blouson et les effluves d’un parfum pour homme lui chatouillèrent les narines. Il en fut troublé mais il ne chercha pas à se soustraire à cette sensation qu’il avait cru ne plus jamais ressentir.

XxxX



Le train n’était pas bondé et Jules put trouver une place à l’écart des autres voyageurs présents dans le compartiment. Il avait le souffle court. Il n’était monté que peu de temps avant la fermeture des portes. Il n’avait jamais mis les pieds dans la capitale et le métro avait été une véritable épreuve pour lui. Il s’était trompé de sens trois fois avant ce capituler et de finir le trajet à pied se faisant néanmoins bousculer plusieurs fois par la marée humaine qui envahissait les trottoirs.



Il attendit que le train ait pris de la vitesse pour sortir son journal. Cela faisait presque une semaine qu’il n’avait rien couché sur le papier, il avait tant à dire mais les mots lui échappaient et sur la page blanche il ne put qu’écrire sous la date du jour, hier j’ai rencontré Steve.

Steve qui en l’espace d’une soirée et d’un petit déjeuner avait réussi à détourner sa pensée de David.

Il rangea le cahier à spirales dans son sac à dos qu’il déposa entre ses jambes. Il posa sa tête contre la vitre et laissa on regard se perdre dans la contemplation du paysage, finalement bercé par le mouvement du train il finit par s’endormir.





Un souffle chaud dans son cou, son prénom qu’il déclinait sur tout les tons lorsqu’ils faisaient l’amour, ses cheveux blonds dans lesquelles il aimait passer les doigts, leur rencontre au supermarché où le premier regard avait été une évidence, leur première fois et leur première nuit chez David alors que ses parents étaient partis en week-end, ses baisers volés au coin d’une rue après s’être assuré que l’on ne pouvait pas les apercevoir. Un signe de la main, un sourire, les derniers un coup de frein, le choc et la fin d’un bonheur qu’il croyait éternel. Une porte qui se referme violemment derrière lui, sa fuite, sa marche sur cette route, les voitures qui le croisent, le dépassent et qui s’éloignent, le vent, son épuisement et puis l’apparition de celui que le destin avait mis sur son chemin. Des yeux bleus qui le regardaient, cette maison où pour la première fois il avait eu l’impression d’être chez lui….

Deux prénoms qui revenaient comme une litanie, David, Steve, Steve , David .





Jules s’agitait dans son sommeil où le passé et le présent se mêlaient. Une courbe des rails le déséquilibra et son front vint heurter la vitre froide. Il se réveilla en sursaut le cœur battant.

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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Jeu 20 Mai - 0:51

Comment ils vont faire pour se retoruver ?

Jules est trés émouvant, on voit tout son parcours, et ses doutes: david / steve / david / steve. Il fait son travail de deuil sur david. Vivement qu'un peu de soleil vienne chassée sa tristesse.

J'espère avoir vite de ses nouvelles.

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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Ven 21 Mai - 18:04

Quand on a des suites comme cela, ça vaut le coup d'attendre.
Jules est très émouvant (oui je répète ce qu'à écrit Lou et alors ?). Le deuil de son amour perdu est long et difficile mais apparemment, une lueur est apparue.

Vivement la suite.
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A6077Z

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MessageSujet: Re: L'amour sur le bord de la route   Lun 7 Juin - 1:33

Avant d'aller faire dodo je vous poste la suite :
........


La silhouette menue et courbée par le poids des ans descendit avec précaution les quatre marches qui menaient au jardin.
Elle s’arrêta un instant pour le contempler, il n’avait jamais été aussi bien entretenu que depuis le décès de son mari. A Noël proche cela ferait huit ans, triste anniversaire pour ce jour de fête.
En fermant les yeux elle pouvait encore le voir penché sur ses plates-bandes, ou négligemment
appuyé contre le grillage à discuter avec leur voisin.

Le bruit du métal fendant le bois l’arracha à ses souvenirs. A petits pas elle rejoignit le jeune homme qui reconstituait sa réserve de bois de chauffage. Malgré le froid il avait enlevé son pull pour ne garder que son tee-shirt maintenant imprégné de sueur.
Il était de dos et elle pouvait voir ses muscles se tendre sous l’effort fourni. Une petite voix lui soufflait qu’avec quelques années de moins elle aurait aimé venir blottir contre son torse, dans la chaleur de ses bras.
Un rire silencieux secoua ses frêles épaules quand elle se fit la remarque que « quelques » équivalaient pour elle à 60 années au bas mot.

Le repas allait refroidir, elle resserra les pans de son châle contre sa poitrine et manifesta sa présence en l’appelant.
Jules fendit la bûche qu’il venait de poser sur le billot et puis jeta les morceaux de bois sur le tas devant lui.
Il se retourna et un petit sourire se dessina sur son visage. Il pris le temps d’essuyer son front d’un revers du bras avant de récupérer son pull qu’il avait posé sur le fil à linge.
Ils regagnèrent alors la maison en silence, Jules calquant son pas sur celui de la vieille femme.

Xxxxxxxxxx

La « Ninette », comme on l’appelait dans le village , regardait avec des yeux emplis de tendresse, Jules engloutir sa troisième part de tarte. Il était toujours affamé et elle redécouvrait avec lui le plaisir de cuisiner pour quelqu’un. Elle ne s’en privait pas, allant même jusqu’à chercher son cahier de recettes afin de varier ses repas.

Elle avait pris en affection ce jeune garçon qui par sa présence l’avait sorti de sa solitude. Elle n’avait plus de famille, hormis sa fille qui ne venait la voir que trois ou quatre fois dans l’année, trop occupée à voyager avec son mari. Même si cela l’attristait elle n’en laissait rien paraître, son seul regret étant de n’avoir pas eu de petits enfants à dorloter , à gâter comme seule une grand-mère savait le faire.
Elle n’avait même plus d’animaux, son chien et ses chats l’avaient quitté pour un autre monde les uns après les autres. Ils ne restaient plus d’eux que les photos posées sur le buffet de la cuisine.

Elle avait souri quand il lui avait dis son prénom, le même que son défunt mari et elle y avait vu un signe.
Malgré sa mémoire qui lui faisait quelquefois défaut elle se rappelait au détail près des circonstances de leur rencontre.
Elle l’avait vu la première fois devant le cimetière situé à l’entrée du village. Comme tout les jeudis elle venait se recueillir sur la tombe de son cher époux. L’employé communal qui s’occupait de l’entretien avait oublié de mettre le crochet de fer qui l’a maintenait contre le mur et elle s’était refermée.
Elle n’arrivait pas à pousser le lourd battant alors il s’était approché et il l’avait ouverte sans effort. Il l’avait plaquée conte le mur et remis en place l’attache.
Elle l’avait remercié d’un sourire auquel il avait répondu d’un petit mouvement de tête avant de s’éloigner.

Elle l’avait revu la seconde fois alors qu’elle regagnait sa maison. Il était assis sur le banc qui se trouvait en face l’école communale. Il regardait les enfants jouer dans la cour de récréation tout en grignotant des gâteaux secs.
Elle s’était assise à côté de lui, autant pour faire connaissance que pour reposer ses jambes fatiguées.
Elle avait commencé par lui parler de la pluie et du beau temps avant d e lui proposer de venir boire un chocolat chaud en remerciement du service rendu.
Il l’avait regardé d’un air incrédule mais avait décliné poliment son invitation.

Mais la « Ninette » savait convaincre son monde et trente minutes plus tard ils étaient attablés devant deux tasses fumantes.

Ce n’était pas la première fois qu’elle agissait ainsi, au grand damne de sa fille qui lui disait que sa générosité lui jouerait un mauvais tour. Les vagabonds repartaient de chez elle le ventre plein la poche garnie de quelques pièces.
Mais celui-ci était différent des autres, sa jeunesse d’abord et son regard qui révélait que la vie n’avait pas toujours été tendre avec lui. Sa présence aussi dans le village l’intriguait, il n’était pas venu par hasard, elle en était sûr. Quel attrait pouvait avoir pour un jeune de son âge ce village, dont la seule fierté était son église romane ?

Une multitude des questions se pressaient au bord de ses lèvres mais elle devinait qu’il ne fallait pas le brusquer et que le temps des confidences n’était encore venu.
Ce n’est qu’après avoir avalé deux grandes tasses de chocolat et l’avoir regardé un moment en silence comme pour juger si elle était digne de confiance qu’il lui avait dis être à la recherche de son père qu’il n’avait pas connu. Il savait seulement qu’il était originaire de ce village et c’était la raison de sa présence ici.

Quand il lui avait dit le nom de famille de son géniteur elle lui avait appris la seule famille qu’elle connaissait qui portait ce patronyme avait quitté le village depuis de nombreuses années. Ils habitaient en bas de la rue et ils avaient l’habitude de solliciter régulièrement ses talents de couturière. Ils avaient quitté la région quand leur fils avait trouvé du travail dans une compagnie pétrolière. Elle avait ajouté qu’après avoir entretenu une correspondance avec eux mais que, malheureusement pour lui, le lien avait été rompu deux ou trois après leur départ.

Jules, accablé, s’était levé pour prendre congé mais elle n’avait pas pu se résoudre à le laisser partir avec sa détresse. Elle lui avait de l’héberger le temps qu’il voudrais, en contrepartie il s’occuperait des tâches qu’elle n’avait plus la force d’effectuer.
Il avait hésité avant de répondre affirmativement à sa proposition. Cela faisait maintenant un peu plus d’un mois qu’il dormait dans la chambre de sa fille., et pas un seul instant elle n’avait eu regretter sa décision. Il était toujours aussi peu loquace, toujours aussi secret mais il était moins sauvage et depuis quelques temps ses sourires étaient moins rares.

Xxxxxxxxxxxxxx

Alors que Jules était reparti à sa tâche elle commença à débarrasser la table. Elle allait mettre les assiettes dans l’évier quand une vive douleur dans le bras gauche de propagea jusqu’au cœur. Elle tenta de se retenir à la table mais elle vacilla.

Le bruit de la vaisselle cassée étouffa son dernier cri pendant qu’elle s’effondrait sur le sol de la cuisine. Sa dernière pensée fut pour ceux qu’elle avait chéri, son époux, sa fille et ce garçon qu’elle considérait comme son petit-fils.

C’est comme ça que Jules l’a trouva alors qu’il revenait les bras chargés de bûches pour la cheminée. Après avoir appelé les secours, il s’agenouilla devant le corps maudissant le destin qui lui enlevait, encore une fois, une personne chère. Il resta ainsi, le visage inondé de larmes jusqu’à l’arrivée de l’ambulance. Le reste il le vécu dans un sorte de brouillard, il revivait cette sensation qu’il avait eu lors de la mort de David, il était comme détaché du monde. Le voisin avait prévenu la fille de « la ninette », elle était arrivé le soir même, bronzée par son dernier séjour au soleil. Elle l’avait tout de suite prévenu, il pouvait rester jusqu’aux obsèques, après il devait avoir quitté les lieux aux plus vite.

Il était de nouveau devant le cimetière, ils étaient tous partis le laissant seul. Il jeta un dernier regard à la porte en fer puis son sac à dos sur l’épaule il repris en sens inverse la route qu’il avait pris un jour de novembre.

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