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 mortal show

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epice

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Nombre de messages : 18
Date d'inscription : 13/05/2011

MessageSujet: mortal show   Mer 1 Juin - 1:01

‬Genre ‭(‬1‭) ‬:‭ ‬policier
‬Thème‭ ‬:‭ ‬La TV réalité
‭ ‬Liste de mots imposés ‭(‬1‭) ‬:‭ ‬plaque‭ – ‬rouleau‭ – ‬pétasse‭ – ‬prière‭ – ‬antivol‭
‬Liste de mots imposés‭ (‬2‭)‬ :‭ ‬comique‭ – ‬tympan‭ – ‬cactus‭ – ‬pouce‭ – ‬distingué‭ ‬
‬Lieu‭ (‬2‭)‬ :‭ ‬Las Vegas
‭ ‬Phrase imposée :‭ «‬ Et que ça saute ‭!‬ ‭»


Mortal Show

Il sort sa plaque et la lui colle pratiquement dans l’œil gauche.

— On fait moins le malin hein !
— Mais je… je veux un avocat.
— Ne t’inquiète pas. L’Etat va te dégoter, gracieusement, le pire en matière de juridiction. Tu ne débourseras aucun sous, alors inutile de te plaindre. Allez les gars, embarquez moi ça. Et que ça saute !

Il était remonté. Quarante-six heures. Quarante-six heures de course poursuite, de jeu du chat et de la souris, de courbettes et « ravalage » d’égo si ça se disait pour boucler cet enfoiré et sa clique. Et là encore ce n’était même pas la tête ni le bras droit qu’ils avaient eu. Du menu fretin, des sous fifres, et c’était peu dire… Giovanni ne perdait rien pour attendre. Ils avaient perdu leur contact au moment fatidique – et de la pire des façons qu’il soit pour lui, car il n’avait pu garantir sa sécurité jusqu’au bout, malgré sa conscience des risques – alors qu’ils tenaient enfin la preuve ultime pour coincer ce pourri qui faisait la loi dans l’underground de Las Vegas. Il avait une bonne couverture, une sacrée bonne et bien chaude ; blanchissant ses billets dans ses casinos aux yeux de tous en toute impunité.
.
.
— Il refuse de coopérer, c’est bizarre. Il n’a plus rien à perdre. Son boss l’a lâché et n’en a franchement rien à cirer. Au contraire, il n’était pas dans les bonnes grâces de Giovanni. Pourquoi s’acharne-t-il ?
.
L’inspecteur Kruger se contenta de froncer les sourcils. Lui avait-on mal expliqué qu’il avait tout à gagner en coopérant ou quelque chose le retenait-il ? Malgré les questions que faisait pleuvoir sur lui un de ses subordonnées, Mike Calagan, le jeune homme dans la pièce gardait la tête baissée et la bouche irrémédiablement close. L’air menaçant et la brusquerie de ce dernier ne semblaient avoir aucune prise sur lui. Avec un ton mielleux ça aurait abouti au même résultat.
Soit. Si ce n’était pas flagrant qu’il avait encore des intérêts quelque part et que son silence garantissait leur sauvegarde, alors il était un inspecteur de pacotille. Comment lui faire croire que l’on jouait son jeu ?

— Trouve-moi tout ce que l’on peut savoir sur lui, demanda-t-il à Peter. Je veux avoir toutes les cartes bien en main avant de pouvoir le cuisiner. En attendant oubliez-le là. Tant qu’il ne demandera rien, ne faites rien ; quoiqu’en dise son avocat, s’il débarque.

— C’est comme si c’était fait.

Peter s’était déjà plongé dans les données électroniques de tous les serveurs et bases de données dont il avait accès légalement et illégalement. Peter Norvak. Le « caméléon », anciennement hacker, reconverti en agent fédéral par Nil Kruger, lassé de le coffrer pour délit cybernétique. C’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour juguler les ardeurs de multirécidivistes de l’homme. Et puis un cerveau de ce genre dans son équipe était un luxe dont il pouvait se vanter, même s’il ne le ferait pour rien au monde. Peter avait tendance à prendre facilement le syndrome de la « grosse tête parce qu’il le valait bien ». Et il y avait aussi une autre raison. Depuis cet enrôlement, il était devenu son héros, malgré lui. Peter « aimait » un peu trop son supérieur, pour n’être que du zèle, et Nil feignait de ne pas le voir.
De son côté, ce n’était pas tous les jours que quelqu’un vous permettait de vous adonner à votre vice en toute impunité. Du Hacking en toute légalité, sous-couvert de la loi. Maintenant c’était à lui ainsi qu’aux autres membres de son équipe sous les ordres de Nil Kruger d’empêcher un certain Giovanni de s’adonner aux siens. La vie était faite ainsi.

— Nil, on a trouvé un des fameux billets sur l’un d’entre eux. C’est le seul qu’on ait pu obtenir.
— Où est-il ?
— L’équipe scientifique s’en charge.
— Parfait.

Il gratifia la jeune femme – Paloma, de son prénom – qui venait de lui annoncer cette bonne nouvelle d’un de ses sourires pour lesquels il était réputé avare. Paloma lui en renvoya un plus gracieux et lumineux et s’en alla avec le cœur gros d’une personne qui avait contenté son patron. L’inspecteur se fit la réflexion que le danger ne venait pas seulement de Peter. Après on s’étonnait qu’il soit en mode grognon toute la journée. Comment se préserverait-il sinon, s’ils rivalisaient tous pour essayer de lui faire plaisir au lieu de faire leur travail, ce pour quoi ils étaient rémunérés !
.
.
Au bout de trois heures à attendre en silence, le jeune homme commença à montrer des signes d’impatience, scrutant sa montre par intermittence. Peter interpella son supérieur à ce moment.

— Hey, Nil tu ne devineras jamais.
— Pourquoi crois-tu que je te demande de chercher des informations à ton avis. Je me passerais de toi si j’étais devin.
— Mouais. Ça t’arrive de suivre le canal 6 ?
— Quand il diffuse le superbowl, pourquoi ?

Peter remua la tête de désolation. Il avait en face de lui un spécimen pour qui tout objet avec un écran était un meuble. Même un téléphone portable.

— Eh bien, il serait peut-être temps. Maria, tu peux mettre la six ?
— Ne me dit pas que tu suis cette émission ? La jeune femme le dévisagea avec des yeux ronds.
— Et ? C’est mon droit d’avoir des goûts de chiotte !
— Soit.

La femme ne discuta pas plus, les goûts ne se discutaient pas à ce qu’il parait, qu’ils soient de chiotte ou d’autre chose… L’émission qui passait était un de ces shows télévisés que Nil haïssait par-dessus tout. De la télé réalité. Ou comment se faire des sous en vendant la décadence de l’être humain au vu et au su de tous. Il s’apprêtait à changer de chaîne quand Peter le devança en ravissant la télécommande à Maria avant lui.

— Fait une entorse à ton protocole d’enfant de cœur et souffre de regarder ça deux secondes. Dis-toi que c’est pour la bonne cause.
— Reviens en arrière, lui assena son supérieur.
— Quoi, tu ne sais même pas qu’on peut enregistrer là-dessus mais tu connais cette option ?

Il obtempéra tout en se frottant l’arrière du crâne en grimaçant. Il n’avait pas pu éviter celle-là.

— Qu’est-ce que ça veut dire ?
— Que soit, notre homme a le don d’ubiquité, vu que c’est du direct, soit il a un clone.
— On appelle ça encore un vrai jumeau au vingt-et-unième siècle, lui fit remarquer Maria.
— Ou un sosie, asséna Peter.

L’inspecteur Kruger fronça les sourcils. Il y avait-il un lien entre celui qui s’agitait à présent sur sa chaise en regardant sa montre toutes les deux secondes ou était-ce une coïncidence. Il fallait qu’il ait épuisé toutes les options pour en arriver à cette dernière conclusion de bonne sœur. Et une des options était de chercher à comprendre le principe du tue-neurone qu’était cette émission.

— Vous suivez « the SS » ? lança la voix de Paloma qui faisait irruption dans la salle vidéo.
— The Ecesse ?
— The Secret Show* ? Ah il est encore-là lui ? C’est vrai que c’est pas évident de connaitre son secret s’il n’y fait aucune allusion. Et même là encore ce serait dur.
— Eh bien, tu m’as l’air de t’y connaitre.

Elle rougit face à la remarque de Nil qui sous-entendait pour tous ceux présents dans la salle : « bah ça vole haut tes centres d’intérêt !». Paloma se reprit vite, comprenant que ce n’était « pause cinéma », pas avec l’affaire en cours et qu’elle seule semblait en savoir plus que les autres là-dessus. Elle décida donc de donner un avis professionnel, ou le prit comme une expertise, enfin, elle tenta de se rendre utile, en espérant ne pas trop dégringoler dans l’estime de son supérieur pour qui – elle n’osait l’avouer – elle avait un faible.

— Le principe c’est de venir avec un secret dont le public est informé, de semer quelques indices çà et là et aux autres candidats de le découvrir. Certains ont un caractère désagréable et des idylles peu probables dans la vraie vie se créent. Si ton secret est découvert, tu es viré, celui qui le découvre empoche un pactole, et une autre partie consiste à t’éliminer en fonction de ta côte de popularité.
— Et tu parlais de qui tout à l’heure ? lui rappela Peter.
— Je croyais que tu connaissais ? enchaina Maria.

Nil les fustigea du regard.

— Le grand, châtain avec ses cheveux qui lui tombent devant les yeux. Un salaud de première, mais les autres n’ont rien remarqué.
— C’est-à-dire, viens-en aux faits, s’impatienta l’inspecteur.
— Eh bien son secret, c’est que tout le monde le prend pour son frère, Sifranel. Personne à part le maitre des secrets (le MC en gros) ne connait son prénom. Pas même le public. Ils ont échangé leur place en milieu d’émission et entre les deux, c’est le jour et la nuit, la seule ressemblance est bien évidemment physique, sauf une tache de naissance qu’ils ont à l’intérieur de la cuisse. Elle est sur la cuisse droite de l’un et sur la gauche de l’autre On aurait pu croire à un coup monté de l’émission, mais ils se sont assurés de les montrer ensembles au début et de maintenir une communication vidéo-phonique entre eux, au moment de la partie de l’émission qu’ils ont intelligemment nommée « dring dring ». Le pire c’est que cette dualité et ce mystère, même pour le public, l’a propulsé en tête des votes, donc même si on découvre son secret, il n’est pas automatiquement expulsé.
— Dis plutôt que c’est grâce à sa belle gueule. Qui d’ailleurs me dit quelque chose… Maria fit la moue, cherchant dans sa mémoire où elle avait justement vu la tête à l’écran.
— Bien, j’aimerais voir comment il va réussir à contacter son frère qui est chez nous, maintenant qu’on a confisqué son portable, fit Kruger avec une expression énigmatique oscillant entre sadisme et inquiétude (tout ça n’arrangeait pas ses affaires. Il ne fallait pas que les medias fourrent leur nez d’une façon ou d’une autre dans son enquête).

Dans l’expectative, Peter prit une chaise. Maria ouvrit de gros yeux en réalisant ce qui se passait et Kruger jeta un coup d’œil sur le petit logo « en direct » en bas à droite de l’écran avec un mauvais pressentiment. La partie « dring dring » tant attendue arriva et, à la surprise générale, Sifranel, enfin, celui qui se faisait passer pour lui, discuta rapidement avec son double, qui lui confia certaines missions, dont il devait remporter le challenge s’il voulait toucher des primes d’une valeur de 10 mille dollars chacune. Kruger était atterré de voir la mine décomposée du jeune homme quand il apprit que l’une d’entre elles consistait juste à manger des fraises, par inadvertance. Paloma lui expliqua qu’en début d’émission, il avait avoué les détester, au point de vomir (preuve à l’appui) dès qu’il en mangeait. C’était viscéral. En gros, le challenge consistait à avoir la même réaction qu’aurait eu son frère. Donc ne pas vomir.

— Bon qui comme moi écarte l’option triplée ? Lança Peter à la volée.
— Accouche ce que tu as trouvé.

L’interpellé s’exécuta devant une assemblée mitigée. Quel rapport entre Giovanni, l’émission de tété réalité et les jumeaux. C’était une coïncidence pour Maria, inutile de dire que son pouvoir de déduction ou d’extrapolation avait des limites. Pour Peter, on était plus très loin de SF, on en arrête un , une autre copie le remplace, inutile de mentionner la taloche de Kruger. Paloma quant à elle, était désabusée de réaliser que la télé se foutait du public avec son logo mensonger « en direct » et elle avait hâte de voir le changement des jumeaux prévue dans trois jours, inutile de souligner l’air incrédule de Kruger face à tant de crédulité.

— Il a demandé à passer un coup de fil à vingt-heure moins le quart patron.
— Ah, à la bonne heure Mike. Avec son portable je suppose ! ou peu importe, du moment que l’option videophonie était disponible sur le portable ?
— Oui, fit Mike en fronçant les yeux.

Il ne se remettrait jamais du caractère presque devin de son supérieur.
Avant de prendre le relais, Nil se tourna vers Paloma.

— Tu peux me dire quand ils ont inversé leurs rôles ?
— Euh… (prise au dépourvu elle mit du temps avant de répondre) il y a environ deux semaines.
— Parfait, lui sourit son supérieur ; ce qui la fit rougir.
.
.
Nil fit enfin son entrée.

— Une boisson ?
— Le petit coin, si ce n’est pas trop vous demander.
— Tu vois cette porte, fit Nil en montrant la seule de la pièce exigüe dans laquelle ils se trouvaient. Elle ne s’ouvre que sur mon ordre. Même mon supérieur hiérarchique et le procureur ne peuvent pas y mettre les pieds sans y être d’abord invités. Tu saisis ?
— Non.
— On va t’expliquer dans ce cas. Tu ne sortiras pas d’ici, tant que je n’aurais pas eu ce que je veux.
— Je veux un avocat.
— Ils en cherchent un rassures-toi. Mais ça prend du temps d’en trouver qui soit aussi bête que ses godasses.

L’homme le fustigea du regard, puis baissa de nouveau la tête, ses cheveux revenant masquer son regard à l’inspecteur.

— Vous perdez votre temps. Vous n’aurez absolument rien de moi. Ce n’est pas à la bonne porte que vous avez frappé.
— C’est à moi d’en décider.

Nil fit glisser une chemise cartonnée jusque-là restée sous son aisselle, sur la table.

— Tu as un sacré CV. Je me demande ce que quelqu’un d’honnête comme toi a à copiner avec de la racaille comme Giovanni.

L’homme eut un reniflement de dédain à la mention du mot « honnête ». Il se rencogna dans son siège.

— A moins qu’il y ait un rapport avec Sifranel ? Drôle de prénom en passant.

A la mention de ce prénom, l’homme tiqua. Nil le coinçait.
— Je réponds à vos questions si je peux passer un coup de fil dans (il regarda sa montre) cinq minutes.
— T’inquiète c’est déjà fait. Le public n’y a vu que du feu. Tu lui as même demandé de manger d’une façon comme d’une autre des fraises. C’est cher payé la fraise, pour 10 mille dollars.
— QUOI ?

Le cri lui vrilla les tympans. Le jeune homme s’était levé avec fracas, projetant la chaise dans un coin de la pièce. Nil ne s’attendait pas à cette réaction mais eut suffisamment de reflexes pour maitriser le jeune homme qui à présent tentait de s’échapper en jouant sur l’effet de surprise.

— Laissez-moi sortir, hurla-t-il, se débattant comme un beau diable. Il faut que je passe ce putain de coup de fil ! je n’ai jamais... je n’aurais jamais demandé une connerie pareille !

Sa voix haute montait dans les aigus. Il avait été calme jusque-là, ne montrant aucun signe de violence. C’était une erreur de lui avoir retiré les menottes. En effet, Kruger se reçut un coup de coude dans le nez avant de plaquer le jeune homme face contre table et une clé au bras droit dans le dos. Ses subordonnés derrière la vitre sans teint se retinrent d’intervenir in extrémis. Il avait la situation bien en main. Son nez ne saigna pas.

— Mais calme-toi ! C’est déjà fait et en direct live.
— Impossible ! Je l’appelle à vingt heures moins le quart. Il est à peine quarante.
— Eh bien, ils ont avancé « dring dring » !
— VOUS TROUVEZ CETTE PUTAIN DE SITUATION COMIQUE AVOUEZ ! il va mourir s’il en mange. Il est allergique et pas qu’un peu aux fraises ! Ces salauds veulent le tuer.
— On se calme et on commence par le début.
— Bordel, le temps passe et il va le réaliser ce foutu challenge.
— Il ne le fera pas s’il est vraiment allergique, lança Maria dans la salle adjacente.

Elle en savait un rayon sur les allergies, pour avoir échappée à plusieurs chocs anaphylactiques. Même un révolver sur la tempe, elle ne gouterait pas du bout des lèvres un crustacé. Dix milles dollars et sa vie, le choix était vite fait. Elle ne comprenait pas vraiment la réaction du jeune homme cela dit. Prenait-il son frère pour un benêt ? Kruger lui enleva un doute.

— Ton frère n’est pas stupide à ce point ? Tout ce que ça va lui entrainer ce sera de vomir et il aura perdu, du moins c’est ce à quoi le public s’attend. C’est quoi cette histoire d’allergie.

Il libéra le jeune homme qui sembla se calmer, du moins physiquement. Mentalement c’était autre chose. Il avait le regard d’une bête traquée, acculée et ne sachant plus quoi faire si ce n’est une folie. Et la folie suivie.
Comme un chat, une fois assis à sa place après avoir ramassé sa chaise, il bondit sur la table puis sur Nil, au moment où Mike fit irruption dans la salle, aussi vite qu’il put. Dans le feu de l’action, l’inspecteur tomba à la renverse, le jeune homme juché sur lui, lui extirpant son arme de son holster et le braquant à Mike avec la rapidité d’un félin. Nullement impressionné, Mike le lui arracha – il savait que l’arme n’était pas chargée – et Nil lui balaya les jambes avant de se redresser, de le plaquer au sol et de peser de tout son poids sur le jeune homme qui pleurait à présent.
Nullement attendri, Nil le redressa et dans sa colère de s’être fait avoir une deuxième fois, plaqua le jeune homme qui embrassa étroitement son reflet dans un bruit sourd de choc et de souffle coupé. Mike n’osa pas calmer les ardeurs de son supérieur.

— Maintenant, la plaisanterie a assez duré Raphael. Et oui figure toi que l’on sait que c’est Sifranel qui est toujours dans cette connerie d’émission. Vous n’avez jamais changé de place et ta réaction nous le prouve. Je veux savoir pourquoi. Et peut-être qu’à mon tour j’empêcherais qu’il les mange, ces foutues fraises.
— Il va les manger du con. Il préfèrerait encore crever que de sortir de cette émission parce qu’il a perdu, cracha le détenu d’une voix froide, nullement altérée par les sanglots.

Peter fronça les sourcils et se précipita dans la salle vidéo. Le spectacle le laissa bouche bée. Une équipe de secouriste s’affairait sur le plateau télé puis l’émission fut coupée subitement et une page publicitaire lancée sans préavis. Le regard qu’il lança à Maria se passa de commentaire.

— C’est ridicule. Il craint quoi ou qui en sortant de cette émission. Si vous avez réussi à berner toute une équipe télé est des millions de téléspectateurs il doit bien avoir une raison. Autre que l’appât du gain s’entend.
— Si tu sais tout du con, c’est à Sifranel qu’il faut demander ça !

Le « du con » commença à sérieusement l’agacer. Sa réplique fut coupée dans sa gorge par une Maria stressée qui débarqua en trombe dans la petite salle.

— Boss, ils ont arrêté l’émission. Apparemment d’après le peu qu’on a pu voir, il est en plein choc. Je me rends au studio ? Il faut savoir dans quel hôpital ils l’emmènent.
— Mike tu l’accompagnes. Et ne le lâchez pas d’une semelle avant de recevoir mes ordres.

Peter rembobinait l’émission, revoyant à plusieurs reprises le jeune homme prendre une fraise dans le cours d’une discussion, fermer les yeux comme s’il adressait une prière silencieuse ou un adieu ou invoquait une quelconque aide, avant de mâcher et d’avaler franchement le faux-fruit. Il était pleinement conscient de ce qui allait suivre mais il l’avait fait. Pourquoi ? Que fuyait-il si désespérément pour en arriver à cette extrémité. C’était presque du suicide en live.

— Ces abrutis réfléchiront à deux fois avant de relancer une autre émission du même calibre après ça.
La voix de son boss le fit sursauter.
— Dans ce que tu as trouvé, vois ce que l’on peut obtenir de plus sur son jumeau. Elle est complètement aberrante cette histoire. Ma main à couper que Giovanni y est mêlé. Suis-moi.
— Bah, je trifouille la vie de la doublure à l’état de légume maintenant ou je te suis ?

Nil lui lança un regard qui se passa de commentaire. Peter haussa les épaules et lui emboîta le pas. Il avait l’habitude de suivre les incohérences des ordres de son supérieur à la lettre. Et de supporter sa conduite de kamikaze en passant. Ils manquèrent de peu le duo envoyé pour surveiller Sifranel. Mais Peter comprit vite que pour l’instant c’était le cadet des soucis de Nil.
Mais ce qu’ils apprirent les atterra, confirmé par Mike qui était enfin arrivé à l’hôpital. L’émission datait déjà de vingt-quatre heures. Le jeune homme avait été admis hier dans la matinée aux urgences. Il était assez surveillé car l’équipe télé craignait que la presse découvre le pot aux roses et crée le scandale. Elle n’avait pas compris pourquoi son frère avait demandé une chose pareille, il ne devait pas ignorer ses allergies, ils étaient jumeaux. Tout le monde avait supposé que Sifranel ne risquait donc rien, d’autant plus qu’il n’avait pas semblé protester. A la question de savoir pourquoi la scène du choc n’avait pas été coupée lors de l’édition, Nil reçu la réponse écœurante « des aléas du direct ». Il fallait un minimum de crédibilité et cela contribuait aussi à booster l’audimat. Il eut envie de tous les coffrer et se maîtrisa à grand peine.
Pour se défouler certainement, ce dernier usa de son autorité pour réquisitionner tous le matériel vidéo-phonique qui avait servi au technicien pour divertir un public vénal avec « dring dring », et aussi pour faire une entorse à la loi et marcher sur l’autorité des réalisateurs et scénaristes. Il n’avait évidemment aucun mandat et c’était même permis le luxe de le demander au téléphone devant la régie, « en direct », avec ses propres termes. Peter n’en revint pas de ce beau cocktail d’aigreur, de culot et... de classe, mine de rien.
C’était au studio télé de coopérer maintenant ou d’attendre une descente en règle et légalité qui n’épargnerait pas leurs petits secrets, le coup du direct mensonger par exemple. Remarque, ça allait dans l’esprit de l’émission.
A partir du matériel mis à sa disposition, et après avoir contacté l’opérateur, Peter put obtenir un numéro et la liste de ses appels. Dont trois numéros qui revenaient souvent. De retour au QG et se faisant passer pour des livreurs de pizzas, ils localisèrent les appels – deux à Santa Monica, un tout petit casino et le troisième à San Marina et se focalisèrent sur celui au San Marina. Les aveux de Rafael les ayant permis de prendre cette décision.
Il avait fini par renvoyer Peter sur les lieux. Il voulait garder un œil sur les membres de la régie car il soupçonnait des liens avec Giovanni. Bref tout le monde excepté son équipe était suspect. Il travaillait toujours de la sorte.
Le jeune homme s’était enfin décidé de parler, l’inquiétude aidant. Si Nil avait su que jouer sur les liens fraternels payerait aussi bien, il se serait presque chargé lui-même de molester le frangin. Enfin, en toute légalité.
_____________________________________

— Sifranel était groom chez San Marina. (le casino-hôtel le plus huppé et le plus rentable de Giovanni.) Personne n’a jamais fait le lien entre nous – c’était un job d’été après tout – jusqu’au jour où il a découvert quelque chose qu’il n’aurait pas dû. Il n’a jamais rien voulu me dire quand je m’en suis rendu compte mais a réussi à me convaincre que moins j’en saurais, mieux je me porterais. Il garantissait ma sécurité, qu’il disait.
— Et le rapport avec l’émission ?
— Giovanni ne l’atteindrait pas s’il passait à la télé. Le meilleur moyen de cacher quelque chose c’est encore de la placer aux yeux de tous. Il a donc auditionné pour l’émission, m’y entrainant.
Nil haussa les deux sourcils, assez impressionné.
— Mais ce qu’il n’avait pas prévu, enfin… il ne savait pas que j’avais des contacts avec Giovanni.
— Du coup il s’est fait piégé lui-même. Giovanni s’est servi de votre communication pour l’avoir à sa merci. C’était ta sécurité contre son silence ?
— Vous n’y êtes même pas. Quand il a su que je faisais des courses pour Giovanni, il a décidé de faire croire à tout le monde qu’on avait échangé nos places. Disons plutôt qu’il comptait sur cette partie du scénario de l’émission depuis le début. Mais apparemment ça n’a pas marché jusqu’au bout, vu le coup des fraises. Quand j’ai commencé à travailler pour lui, les hommes de Giovanni s’étonnaient de ma réaction quand ils m’ont vu tout rendre après en avoir mangé par mégarde et n’arrêtaient pas de me charrier là-dessus. J’ai lâché, piqué au vif, que j’avais un frère qui faisait pire, il crevait carrément.
— Je ne comprends toujours pas pourquoi ce switch. Ne me dites pas qu’avec ton frère vous avez essayé de berner Giovanni !
— En me faisant passer pour lui auprès de Giovanni, on a fait croire que Fran’ (Nil comprit qu’il s’agissait du diminutif) m’avait tout raconté et du coup j’en savais vachement trop, plus que lui vu mon ancienneté, pour que Giovanni veuille me faire taire. Mais j’étais supposé être à la télé. Et donc au final, ça donné mon hypothétique silence, contre la sécurité de Fran à notre avantage. Il était sûr que l’idée marcherait et jusqu’à ce que vous vous en mêliez tout se passait comme prévue. Ces hommes n’y ont vu que du feu en me prenant pour lui grâce au jeu d’acteur de Fran qui m’imite très bien, et votre pétasse à deux yens a tout fait foirer.
— Ouais sauf quand il s’agit d’être allergique à une fraise, c’est con hein ! fit Nil, mauvais.
Il n’avait pas apprécié la référence, il s’agissait d’un de ses hommes. « La pétasse à deux yens ». Mitsuko, leur contact. Qui avait été mise H.S. et se retrouvait avec vingt points de sutures sur la tempe gauche et refusait de sortir d’un coma qui durait trois jours maintenant. Et les preuves étaient toujours trop faibles pour inculper Giovanni. Si Nil était autant déterminé à boucler cette affaire en infligeant le plus de pertes possible au mafieux, c’en était une des raisons. Rafael s’assombrit, réclama son avocat et décida qu’il en avait dit suffisamment.
— Ecoute-moi, petite frappe. Il suffirait que j’ordonne à Mike et Maria de quitter leur poste pour que la bande de tes sales petits copains rapplique pour achever le travail de la fraise. J’ai cru comprendre que l’état de ton frère, bien que critique, s’est stabilisé. Des chocs anaphylactiques, ils savent y remédier, quand c’est pris en charge à temps. Ton frère a des chances de survie mais il suffirait que je juge tes informations peu pertinentes pour que je rappelle mon équipe – au complet – pour nous remettre au travail, car tu t’es avéré d’aucune utilité.
Le jeune homme leva la tête incrédule, et de plus en plus encore, quand Nil prit son téléphone pour effectivement demander à Mike et Maria de décrocher des urgences. Il paniqua, en proie à un désespoir tangible.
— Mais puisque je vous dis que je n’en sais, rien, Fran m’a jamais rien dit c’était juste un leurre, du pipo quoi !
— Allons, il doit bien avoir laissé échapper quelque chose, il lui fallait une garanti pour que son plan marche au cas où Giovanni ne le prenne pas au sérieux. Il t’a forcément dit quelque chose. Un truc, n’importe quoi au sujet des planches de falsification de billets… tu sais, un rien me satisferait du moment que ça consiste une preuve de plus contre ce connard.
Nil agita son téléphone devant lui.
— Tu parles et je change d’avis.
— Fran… Fran parlait d’une histoire de noyer le poisson. Que le meilleur endroit était un endroit prêt à tout pour un scandale. Je crois qu’il devait parler de la télé.
— J’en étais sûr.
Nil tripota à nouveau son téléphone, tomba sur Paloma qui lui confirma que le mandat de perquisition était arrivé. Le voyant se lever sans plus faire cas de sa situation, Raphael l’interpella.
— Je savais qu’il fallait un petit coup de pouce à ta mémoire défectueuse. Ton frère a été transféré. Il est sous bonne surveillance. (il appuya sur une touche raccourci, sans faire plus de cas du regard meurtrier de l’autre) Peter, tu es toujours sur place ? On cherche quelque chose qui pourrait contenir des informations et qui passerait inaperçu dans un studio.
— C’est une question piège ?
— Paloma va te donner un coup de main. Elle a la paperasse. Alors ?
— Hum, un CD, une mémoire flash, genre Mini ou micro SD ou bien une clé USB, je peux remonter au siècle précédent aussi…
— C’est bien, continue à chercher. Je veux qu’à notre arrivée tu ais rassemblé tout ce qui te semble suspect.
___________________________________________

Le numéro avait passé de nouveaux appels. Les agents dépêchés sur le terrain avait fini par avoir un visuel de l’intéressé. Identifié grâce à un casier judiciaire non vierge, il avait été établi un lien entre cet homme et certaines activités de proxénétisme. Mais la police locale n’avait jamais approfondit les recherches, l’homme semblant assez protégé, car il s’était entouré d’une équipe d’avocats véreux, ayant trouvé le moyen de justifier légalement ses exactions.
Le même modus operandi que Giovanni.
Nil demanda de faire la liste des points communs entre ces avocats et ceux de ce dernier et deux visages revinrent. Il commençait à envisager de remonter cette piste quand Peter hurla de son siège.
Ils avaient assiégé en toute tranquillité le studio télé, et les hommes, sous la houlette de Paloma qui se faisait un plaisir de découvrir les coulisses du show, retournaient tout le matériel qui leur tombait sous la main.

— Je parie mille qu’on le tient patron !
— Tu m’appelles rarement comme ça, sauf quand tu penses que ta découverte va te valoir une promotion.

L’intéressé lui fit un large sourire et relança la vidéo dont il avait déjà suivi 30 secondes au début. Les tentures et les couleurs de la chambre l’avaient mis sur la voie : San Marina.
Facile de comprendre que c’était l’œuvre d’un amateur. La vidéo devenait floue par moment, comme si la mise au point avait du mal à se faire, et surtout parce que celui qui filmait s’évertuait de rester caché.
Personne à la régie ne reconnut la propriété du support vidéo, et certains confirmèrent que les candidats du « the SS » avaient accès au placard où avait été trouvé le CD. C’était une sorte de cagibi fourre-tout dans lequel étaient entreposés des matelas acoustiques antivibratoires, de vieilles bandes magnétiques, des rouleaux, des plots, des plaques et d’autres objets non usités, mais utilisés en guise de système « D » quand le matériel standard ne donnaient pas les résultats attendus sur le plateau ou un bon rendu à la caméra.
A l’écran, un homme aux penchants plutôt évidents vu son accoutrement. Une seconde peau de latex noire, un fouet de la longueur d’un boa et un collier de chien recouvert de pics, à faire rougir de jalousie un cactus.
A ses pieds une fille. Bâillonnée, décoiffée et visiblement en haillons. A bien regarder, les vêtements étaient de qualité, le cutter qui trainait non loin avait déjà dû faire son office.
Un jeu de SM à première vue, n’eut été les vestiges d’une panoplie d’infirmière, seringues, tampons, désinfectants, tubes à hémolyse, élastique pour garrot, brassard et sangles… et des sachets au contenu d’une blancheur ne trompant aucun novice quant à son identification.

— Y en a pas mal là pour coffrer un type, siffla Paloma.
— Ce n’est pas pour détention de drogue que je veux le coincer.
— Y a quelqu’un d’autre dans la pièce. Mais c’est dur de le voir. Je peux peut-être essayer…
— Comment tu vois ça ?
— Oui avec un zoom et un décryptage… c’est pas gagné vu la qualité de la vidéo… peut-être qu’en séparant les calques… Hum.

Peter ne l’écoutait déjà plus. Il se tourna vers la foule qui s’était massée plus loin car les fédéraux avaient fini par imposer une zone de travail, empêchant les curieux d’aller plus loin. Un autre cordon permettait de distinguer les potentiels suspects et ceux susceptibles de les aider sur place. Bien entendu, sans que les concernés ne se doutent de quoi que ce soit. C’est vers la seconde catégorie que Peter se dirigea, demandant un inventaire des différents logiciels de traitement d’images animées dont disposaient les locaux. Il trouva vite son bonheur, revint à son équipe et entreprit de se remettre au travail, quand un juron et un bruit distinctif de quelqu’un retenant son souffle l’intrigua.
La jeune fille se vidait pratiquement de son sang. Peter réalisa que c’était un détail. Qu’elle se vide ou non de son sang revenait au même avec une balle dans la tête, tirée à bout portant. Une autre jeune fille fut trainée dans la pièce.

— Dis-moi que tu vas isoler le visage de cette foutue personne.

Nil parla sans desserrer les dents. Si Peter voulait une promotion, il devait d’abord faire ses preuves. Il se demanda néanmoins si son supérieur parlait du tueur dont le visage était légèrement masqué par un cache de nuit, ou bien de l’autre, invisible pour l’instant. Une voix le sortit d’un de ses doutes et en confirma un autre.

— C’est Marina Rogez.

Il savait qu’il avait déjà vu ce visage quelque part.
Paloma leva un sourcil, ils n’avaient pas entendu l’arrivée de leurs collègues : Mike et Maria.

— L’affaire Bartoly, qui a été suspendu, parce que les pistes n’emmenaient nulle part.
— M’est d’avis que les chiens de gardes qui ont trop à perdre si Giovanni tombe ont eu le bras suffisamment long pour bâillonner la…

Il ne finit pas sa phrase, impressionné par le rythme de saisi de son subordonné. Ça lui échappait souvent que cet homme devait être né avec un clavier. Et puis, il avait un peu trop tendance à limiter les talents de Peter au simple Hacking, même si ce mot à lui seul était plus vaste qu’il ne laissait penser.
Peter se définissait comme un vrai pirate. Un caméléon à juste titre, qui passait inaperçu et défiait tous les systèmes préétablis de l’identifier. En ce moment il faisait fi des encodeurs, décodant avec facilité, jonglant avec la présence des codecs ou leur absence. Il avait un jour essayé d’expliquer ça de façon plus imagée à son chef qui avait eu le malheur de lui poser la question par simple curiosité. Au final, Nil s’était juste contenté de le « voir » expliquer. Il avait fait une croix sur le verbe « entendre » et trois sur le verbe « écouter », inutile de parler du verbe « comprendre ». Il avait néanmoins le mérite de lui reconnaitre qu’il l’amusait. Dans d’autres circonstances. Dans les présentes circonstances, il fallait le laisser travailler seul, ou faire de sa présence quelque chose d’intangible, d’abstrait, d’invisible en gros.
Mike eut la déplorable et stupide (pensa Nil) idée de poser la question.

— Qu’est-ce que tu fais ?
— Son job, répondit Nil dans une vaine tentative d’y de couper court.
— Vois-tu, en fonction des besoins en qualité de restitution… Hum… des images, et du temps que j’ai envie de mettre pour compresser, puis décompresser le signal numérique que j’ai avec cette vidéo, je codifie ou modifie certains algorithmes, tu sais ? Ceux de compression et de décompression. Mais bon, si j’avais mon matos et que le patron n’était pas l’impatient qu’on connait, je serais moins limité avec le processeur et le débit merdique de flux que… Je l’ai. Bingo !

Après deux ou trois autres manipulations, il finit par projeter ce qu’il avait décrypté.
Il avait d’abord commencé par télécharger certains logiciels et codecs sur internet, piocher dans son porte document numérique et enfin installer, désinstaller et rebooster certains des logiciels. La suite des opérations avait consisté à capter le reflet sur le plateau contenant le matériel qui servait visiblement à droguer les filles, isoler la portion d’image sur la vidéo, lui appliquer un effet miroir, anti-poussière et en accentuer la netteté. Et comme la vidéo n’avait pas de son, il avait ralenti la vitesse de lecture pour que soit clairement lisible sur les lèvres, l’ordre que donnait l’homme vêtu avec faste et avachi dans un sofa. Giovanni.
N’importe quel expert certifierait qu’il s’agissait bien là des mots « Tue-la et débarrasse m’en ».

— On le tient.

Inutile de dire que Nil reléguait l’affaire des faux billets et des fausses plaques d’impressions au rang de broutille. Il sentait qu’il allait faire couler beaucoup « d’ancres » et d’encres et s’en délectait d’avance. Ça lui libèrerait son boulevard vers de plus hautes sphères de la criminelle.
Dans son enthousiasme, il passa machinalement sa main dans les boucles de l’informaticien, qui lui lança un regard torve. Pas de taloche ?
Nil sourit en guise de réponse à la question non posée. Et de plus belle face aux teintes carmines dont lui gratifiait son subordonné.
Il avait peut-être sa promotion.

*Toute ressemblance avec une certaine émission n’est pas purement fortuite lol


Dernière édition par epice le Jeu 2 Juin - 15:23, édité 3 fois
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epice

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MessageSujet: Re: mortal show   Mer 1 Juin - 1:33

antivol‭ : le seul mot que je n’ai pas pu employer.
par contre je ne sais pas si j'ai vraiment respecté le thème (la TV réalité)
ne parlons pas des délais hein!?!!!
ne parlons pas encore des sujets qui fâchent!

Ça aura été dur, entre mes cours, mes exposés et autres priorités , lol. Mais on l’a fait à minuit pile !! (00:01 le temps de mettre des mots en gras, en italique et des espaces, de rectifier des fautes et de rajouter de la ponctuation puis d'appuyer sur le bouton "envoyer")
plus IN EXTREMIS tu meurs ;p Dites moi que ça compte toujours ple-A-Ze !!!!

J’ai du mal avec les one shot, vous l'aurez remarqué. Je ne savais pas que l’exercice se révélerait aussi ardu.

Qu’en pensez-vous ?

J’ai l’intention d’en faire une fic à épisodes, à lire relativement indépendamment des autres, un peu comme les séries policières, mais ce n’est qu’un vague projet. J’avoue avoir développé de l’affection pour Nil Kruger et sa petite bande.

mais je ne suis pas finalement satisfaite de ce one shot. Il y a trop de mystères, trop de questions soulevées, auquel le lecteur ne peut trouver une réponse implicite en se disant: "ça va de soi". j'ai l'impression qu'il faut être dans ma tête pour saisir vraiment l'histoire. mais assez parlé, c'est en vous lisant que je jugerai si c'est un fiasco total ou un peux mieux faire Exclamation
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Val



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MessageSujet: Re: mortal show   Mer 1 Juin - 22:43

Je sais pas si ça vient de moi, mais c'est vraiment ... je trouve même pas le mot haaan Je sens que ça vient de moi, parce que j'ai toujours du mal à capter les choses, surtout quand les persos sont nombreux. Cela dit, je me suis bien installée dans l'histoire au début. Ça a merdé avec l'émission, et le coup des jumeaux. Pas compris --> hein!?
Je trouve les dialogues géniaux, les répliques fusent, j'adore vraiment beaucoup! A côté de ça, j'ai l'impression de choper un film au milieu. T'as un style incroyable! Mais j'arrive pas à te suivre, c'est malheureux, tout de même!!
Peut-être une question d'habitude? chaipa

Le thème de la TV réalité est excellemment bien traité, entre parenthèses, et bien sûr que ta fic fait partie des votes Wink

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evan's

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MessageSujet: Re: mortal show   Jeu 2 Juin - 16:22

Une bonne enquête trop bien! des personnages vraiment bien, gros coup de coeur pour Nil coeur et peut être Peter également.
Il a une équipe bien charmante et j'ai comme l'impression qu'ils en pincent tous pour lui, le pauvre ptdr
J'ai pris mon temps pour lire, pour bien comprendre et assimiler les choses, verdict : j'ai beaucoup aimé.
C'est vrai que antivol, c'était pas le plus facile, mais un mot de moins ou de plus, on voit pas de différence mister green
bravo bravo bravo
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epice

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MessageSujet: Re: mortal show   Jeu 2 Juin - 16:30

je m'en doutais.

c'est comme j'ai dit plus haut, il faut être dans ma tête pour comprendre certains passage et c'est ce que tout auteur devrait éviter, ou du moins minimiser.
On me reproche souvent de trop réfléchir, au point de se compliquer la vie et c'est effectivement fondé. Et je pense que tu as raison, j'en ai fait un peu trop... et j'ai du mal à faire moins scratch

merci pour ton point de vue Val.

N'hésitez pas à me souligner franchement là où je pèche par excès ou par manquement. ça me fera du bien (peut-être pas sur le moment, mais plus tard SUREMENT !!!)

ça fait néanmoins plaisir de savoir qu'on est lu malgré le côté de l'histoire!

Citation :
Il a une équipe bien charmante et j'ai comme l'impression qu'ils en pincent tous pour lui, le pauvre

oui, le pauvre , c'est le cas de le dire... il est des fois obligé de jouer les saligauds pour qu'ils prennent un peu de distance et retrouvent leur objectivité, mais à part ça, il s'en plaint pas trop parce que ça alimente bien son égo.
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na

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MessageSujet: Re: mortal show   Dim 5 Juin - 21:20

J'ai eu un peu de mal à me mettre dedans, non pas dû à la qualité, mais je crois que la longueur m'a rebuté. Posté en deux ou trois parties, j'aurais lu avec plus de facilité. Bon, là, c'est moi qui suis ch:censure: Wink

Mais comme tu parles d'en faire une fic à épisodes, je pense que cela résoudrait ce petit souci pour moi.

Tu écris pourtant vraiment bien. Il y a des supers dialogues et de bons personnages.

Bravo pour ce challenge !
bravo bravo bravo

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A6077Z

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MessageSujet: Re: mortal show   Lun 6 Juin - 9:52

comme na j'ai eu aussi un peu de mal avec la longueur du texte mais cela n'enlève en rien sa qualité. bravo

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Numphea

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MessageSujet: Re: mortal show   Lun 6 Juin - 18:31

J'ai bien aimé, une enquête à rebondissement comme je les aime avec une équipe très sympa dont Nil qui a vraiment la côte.

Par contre, comme Val j'ai eu du mal à comprendre comment on est passé de Giovani à l'histoire des jumeaux. Je suis sûrement pas douée mais j'ai d'abord cru que c'était Giovani qui avait un jumeau avant de m'apercevoir qu'en fait c'était le sous-fifre que l'équipe avait attrapé. Et j'ai pas trop compris l'histoire du coup de fil avec les fraises non plus scratch

Mais ça mis à part, je serais ravie de pouvoir lire une suite sous formes d'épisodes.

bravo
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epice

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MessageSujet: Re: mortal show   Lun 6 Juin - 20:16

merci beaucoup pour vos impressions
je vois où ça coince finalement. pale

je vais me relire moi même de façon plus objective histoire de rectifier tout ça si jamais je dois le reposter ou le poster sur un autre site à fiction.

merci aussi pour l'enthousiasme concernant la suite des aventure de Nil (en méga projet, même pas sous forme embryonnaire encore)

et surtout merci de prendre la peine de finir ce one shot qui entre nous, à une longueur horrible! (je ne savais pas qu'on pouvait faire deux posts pour un seul one shot... moi et mon esprit cartésien défectueux scratch )
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homer

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MessageSujet: Re: mortal show   Mer 8 Juin - 14:34

j'aime beaucoup Nil amûûûr!
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MessageSujet: Re: mortal show   

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